Historique et activités de B.T.C

1200 5 scierie resineux04 54L’environnement de la société Business and Trading Company se constitue d’une part de son environnement interne et d’autre part de son environnement externe.

Cette partie consiste à présenter l’évolution chronologique de la société B.T.C qui va de sa création jusqu’à l’heure actuelle et  de ses activités.

A.1-  Historique et évolution

La société Business and Trading Company (B.T.C) a vu le jour le 18 février 2005 à douala. A sa création, cette société avait à son actif un capital de 1 000 000Fcfa, un personnel constitué de 5 employés, des locaux de travail et quelques outils de travail comme des ordinateurs desktops, des tables, des chaises etc.

En 2007, la société B.T.C a mis sur pieds sa toute première usine de transformation à Penja qui a été délocalisée part la suite à Loum dans la même région. Cette usine est devenue la première succursale de BTC et c’est de là, que des employés ont été recrutés pour travailler dans cette succursale. Le personnel en service à B.T.C est donc passé de 5 à 16 employés. En effet l’ouverture de cette succursale a permis l’acquisition des matériels de travail à l’instar de 2 tronçonneuses, de 2 ébouteuses, de 2 raboteuses et d’une cercleuse, car les bois débités étaient transformés sur place et quittaient l’usine pour le port d’embarquement directement où ils devaient être embarqués dans un navire par la suite pour l’étranger.

Le siège social étant à Douala, un responsable a donc été nommé à cet effet pour superviser les travaux sur le terrain et rendre compte à la direction situé à Douala. Le capital social restant toujours inchangé.

Trois ans plus tard, c’est-à-dire en 2010 la société B.T.C a de nouveau étendu son champ d’action en mettant en œuvre l’ouverture d’une deuxième succursale dans la région de l’Est plus précisément à Bertoua. A cet effet, elle a donc accru ses moyens humains et matériels tant en moyens humains qu’en moyens matériels. En effet, suite à l’ouverture de cette deuxième succursale, l’effectif de son personnel a évolué donc est passé de 16 à 25 employés, ce qui a nécessité par la même occasion l’acquisition des machines de transformation de même nature que celles précédemment citées pour l’usine.

En 2010, la société B.T.C décide de nouveau de croître en ouvrant une usine de transformation à la zone industrielle de Bassa à Douala où se trouve le siège social, avec pour objectif la production dans les différentes usines et la finalisation à l’usine de Douala avant d’être acheminé au parc à bois de la S.E.P.B.C pour embarquement. La mise sur pieds de cette unité a donc pour but de contrôler, superviser de finaliser le travail de transformation des bois préalablement commencé dans les différentes succursales. Elle s’est vue donc obliger de délocaliser ses bureaux de Bali pour la zone industrielle de Bassa dans le but de ce rapprocher l’usine et ainsi avoir une meilleure visibilité des activités qui y sont menées. Cette unité dispose comme matériel :on y retrouve les moyens matériels tels que 2 ébouteuses, 2 raboteuses, 1 cercleuse, 2 démineuses, et une menuiserie de fabrication des meubles disposant de tout le matériel nécessaire dont elle a besoin pour le bon fonctionnement de ses activités, c’est-à-dire : une toupie, une raboteuse et une démineuse y compris de l’huile, des pinceaux etc. Dans les bureaux administratifs on y retrouve 3laptops, 2imprimantes, 1scanner, 2calculatrices, bref des bureaux suffisamment équipés en matériels de bureautique et aussi du matériel roulant pour la réalisation de ses multiples activités. La société Business and Trading Company a au total un personnel de 48 employés en service dans ces différentes succursales ainsi qu’au siège social.

Le 12 Janvier de la même année, la société B.T.C mettait sur pieds l’ouverture d’une troisième succursale dans la région de l’océan précisément à Kribi qui deviendra effective sur le plan légal en Octobre 2011. Le capital restant toujours le même c’est-à-dire 1 000 000Fcfa, n’a pas changé depuis la création de cette société jusqu’à présent. Cependant, grâce au bénéfice réalisé elle a  effectué de nombreuses acquisitions sur le plan matériel surtout. En effet, cette activité a nécessité l’acquisition d’un matériel supplémentaire à savoir une tronçonneuse, une Lucas Mill, une ébouteuse, une raboteuse. Bref tout le matériel indispensable pour le fonctionnement d’une usine ainsi que des moyens humains, cet effet, 8 employés ont été recrutés pour effectuer les

 Tâches y afférentes en fonction de leur qualification. On y retrouve donc des machinistes, des manutentionnaires et des tâcherons.

A.2-    Activités et offre de la société B.T.C

Société d’exploitation forestière, B.T.C mène plusieurs activités liées au bois parmi lesquelles la production (exploitation et de la transformation) ; ainsi que l’exportation ; menuiserie ; objets d’arts. Il s’agit là des activités principales, en ce qui concerne les activités secondaires on distingue le commerce général, la représentation de la marque, le négoce et prestations de services. Nous nous intéresserons dans le cadre de notre travail aux activités principales de B.T.C à savoir : la production (exploitation et transformation), et l’exportation.

Tout  d’abord, l‘étape préalable à la production proprement dite est celle de l’obtention des forêts. En effet, il s’agit d’une étape qui s’effectue soit par prospection des forêts vierges exploitables, soit par soumission à un appel d’offre lancé par l’Etat. L’obtention de la forêt par prospection consiste donc à prospecter c’est-à-dire à rechercher des forêts exploitables, puis à constituer le dossier y relatif contenant toutes les formalités de documentation nécessaire et indispensable à l’acquisition de la dite forêt. Pour ce qui est de l’obtention de la forêt par soumission, elle s’effectue suite à  un appel d’offre lancé par l’Etat du Cameroun. L’Etat Camerounais après un recensement de toutes ses forêts vierges exploitables dans le but de booster l’économie nationale lance donc un appel d’offre auquel les intéressés, plus précisément  les exploitants ayant qualité de transformateurs soumissionnent. Cette soumission se fait par constitution d’un dossier conformément à la réglementation en vigueur dans le secteur, suivi du dépôt du dit dossier auprès de l’administration des eaux et forêts de la région.

Une fois la forêt acquise par la société B.T.C, cette dernière procède à ce qu’on appelle la «tenue des palabres », qui consiste à rencontrer les villageois ou encore les populations riveraines par le biais du chef du village pour une assise avant de commencer à exploiter la forêt en question. Il est certain que cette dernière bénéficie de l’autorisation de l’Etat, mais cela n’est pas suffisant pour se mettre à couper des arbres dans une forêt quelconque sans avoir au préalable rencontrer les autorités de cette localité. Ceci étant fait, la société B.T.C peut alors commencer avec l’opération proprement dite qui consiste à entrer en forêt avec des engins et du matériels indispensable pour l’abatage, la coupe, le martelage, le chargement et la sortie des bois.

  • La production, elle englobe l’exploitation et la transformation. L’exploitation est la première phase de la production qui consiste à la coupe des bois, cette phase sera suivie du chargement, du transport et de l’acheminement des bois dans les différentes usines où ils devront être transformés.
  • L’exportation, cette pratique au sein de la structure B.T.C se fait en fonction des commandes et des exigences de la clientèle. Cette activité intervient  après que les formalités préalables ont été accomplies c’est-à-dire la recherche des clients, la préparation de la commande et les formalités liées à l’embarquement de la marchandise (autorisation administratives nécessaires et les documents y afférents). La société B.T.C pratique  les deux types d’embarquement qui existent à savoir les embarquements en conventionnels et les embarquements en conteneur, chaque embarquement a des spécificités qui lui sont propres et dont il faut tenir compte car les documents nécessaires pour l’embarquement en container par exemple ne sont pas les mêmes que ceux relatifs à l’embarquement en conventionnel. Toutes ces particularités doivent donc être prises en considération.

En ce qui concerne l’offre de la société B.T.C, elle commercialise des bois frais parmi lesquels on y retrouve les essences suivantes :

  • le Sipo, est un bois parfait avec une texture très homogène, il est assez tendre et léger car il contient de bonnes résistances mécaniques. Il est très prisé dans la fabrication des meubles, car il se vernit, se peint et se colle facilement ; les clous et les vis s’enfoncent et tiennent bien.
  • l’Iroko, est un bois de couleur brun et foncé de façon très marquée lorsqu’il a été exposé à la lumière, il prend alors l’aspect d’un vieux chêne avec des nuances dorées. L’iroko est un bois léger qui lorsqu’il n’a pas été préalablement bien traité peut être à la longue rongé par les charançons. Ceci peut être dû au fait d’un défaut de maladie inhérent à l’arbre frais et n’ayant pas été préalablement traité. Cette essence est considérée comme un bois dur car elle résiste à l’humidité et à l’eau. Elle est généralement utilisée pour le parquet en bois massif, le parquet à coller et est compatible avec le sol chauffant.
  • le Sapelli,  bois brun rosé, fonçant à l’air et tournant au brun rouge cuivré avec des reflets dorés. Il est très résistant, durable et se rétracte facilement. Le Sapelli est très utilisé pour certains travaux de menuiserie.
  • le Moabi,  est un bois blanc, beau et très prisé de par ses caractéristiques essentielles telles que la longévité des matériaux ou meubles fabriqués à partir de cette essence. En effet, c’est un bois qui ne pourri pas rapidement en comparaison avec les autres, il est très résistant.
  • le Doussié, la maillure de cette essence est brun orangé qui exposé à la lumière vire brun cuivré. Il a pour principale caractéristique d’être assez solide et très prisé qui ne pourri pas facilement, mais il ne résiste pas à l’humidité et à l’eau. Très utilisé pour les constructions navales et les meubles.
  • le Pachyloba, est un bois brun clair de couleur rougeâtre avec des frises droites. Il est de durabilité naturelle très bonne, mais de mauvaise imprégnabilité. Il est idéal pour les constructions nautiques.
  • le Padouk, est un bois de couleur rouge, c’est une essence qui est très durable et résiste bien aux intempéries comme la pluie. Il est généralement très utilisé pour la fabrication des contours des piscines.
  • Le Zingana, quant à lui est un bois jaune veiné de brun proposant un aspect décoratif en ébénisterie.
  • Le Bubinga, est une essence tropicale de couleur crème, beau et frisé. Il est très prisé de par son aspect esthétique, son design qui est très attrayant. Généralement utilisé dans la fabrication des meubles, il  va de dur à très dur.
  • L’Azobé, est un bois rouge foncé à brun violacé, il est très dur et imputrescible. Il est régulièrement utilisé pour la construction des charpentes classiques.

Les prix pratiqués par la société B.T.C sur le marché international varient en fonction des clients, des différentes essences, des quantités achetées et mêmes des conditions de vente prévues dans le contrat car les essences ne se valent pas, certaines sont plus couteuse que d’autres, une vente CIF est différente d’une vente FOB, ou encore d’une vente plage. Il faudrait aussi préciser que ses  prix sont fonction des dimensions standards du marché, des frises et des poutres. Les bois débités se vendent au mètre cube (m3). Néanmoins, la fourchette de prix pratiqué par cette dernière ou encore prix standard sont de 450 euro/m3  pour le Sapelli ; 500 euro/m3 pour l’Iroko ; 550 euro/m3 pour le Pachy ; 600 euro/m3 pour le Moabi ; 650 euro/m3 pour le Padouk ; 700 euro/m3 pour le Zingana et 900 euro/m3 pour le Doussié.